Elle occupe une fonction presque exclusivement référentielle de communication. Elle permet à un individu d’établir une relation avec un autre individu pour transmettre ou échanger des idées, des connaissances, etc. Elle établit le lien qui permet aux sociétés d’exister et de fonctionner.
On nomme écrivant celui qui écrit en prose, car il se sert des mots comme outil pour transmettre ce qu’il veut dire au contraire d’un écrivain qui utilise l’écriture pour faire ressentir des sensations.
La prose est aussi le code qui sert entre l’émetteur et le récepteur. On lui attribue le plus souvent le style grammatical pour faciliter la compréhension, mais elle est aussi concevable dans le style agrammatical. Par exemple, si je vous dis de manière agrammaticale :« manger, faim, moi, rouge, bonne, pomme » vous comprendrez sommairement le message qui se traduit : « J’ai faim, je vais manger une bonne pomme rouge », de façon grammaticalement correcte.
De plus, on peut aisément reprendre une même idée et la dire différemment, en changeant les mots et la manière d’expliquer un même concept. Ainsi, lorsque plusieurs professeurs enseignent la même matière, ils le font en utilisant des procédés variés. C’est pourquoi nous pouvons affirmer que : « la prose s’épuise à se dire ».
Ainsi, l’écrivant peut-il adopter un style grammatical ou agrammatical, son message sera toujours compréhensible. Ses lecteurs pourront le répéter dans des mots différents, car la prose a comme fonction la communication et l’échange des pensées.