La prose
" Prose et poésie se servent des mêmes mots,
de la même syntaxe, des mêmes formes et
des mêmes sons ou timbres, mais autrement
coordonnés et autrement excités"
(Paul Valéry)
 
    Le domaine traditionnel de l’écriture se nomme prose. On entend par prose, tous écrits non poétiques, soit le roman, la tragédie, la comédie et, dans notre quotidien, les publicités, les journaux et les lettres.

    Elle occupe une fonction presque exclusivement référentielle de communication. Elle permet à un individu d’établir une relation avec un autre individu pour transmettre ou échanger des idées, des connaissances, etc. Elle établit le lien qui permet aux sociétés d’exister et de fonctionner.

    On nomme écrivant celui qui écrit en prose, car il se sert des mots comme outil pour transmettre ce qu’il veut dire au contraire d’un écrivain qui utilise l’écriture pour faire ressentir des sensations.

    La prose est aussi le code qui sert entre l’émetteur et le récepteur. On lui attribue le plus souvent le style grammatical pour faciliter la compréhension, mais elle est aussi concevable dans le style agrammatical. Par exemple, si je vous dis de manière agrammaticale :« manger, faim, moi, rouge, bonne, pomme » vous comprendrez sommairement le message qui se traduit : « J’ai faim, je vais manger une bonne pomme rouge », de façon grammaticalement correcte.

    De plus, on peut aisément reprendre une même idée et la dire différemment, en changeant les mots et la manière d’expliquer un même concept. Ainsi, lorsque plusieurs professeurs enseignent la même matière, ils le font en utilisant des procédés variés. C’est pourquoi nous pouvons affirmer que : « la prose s’épuise à se dire ».

    Ainsi, l’écrivant peut-il adopter un style grammatical ou agrammatical, son message sera toujours compréhensible. Ses lecteurs pourront le répéter dans des mots différents, car la prose a comme fonction la communication et l’échange des pensées.